Randonnées & Nature

Trek sur le GRP du Tour de la Vologne avec son chien : Guide, rencontres et carnet de voyage dans les Vosges

Le bruit de nos pas synchronisés sur le tapis d’aiguilles de sapins et pins, le souffle régulier d’Oga, ma Border Collie, qui ouvre la voie à travers la forêt vosgienne, et cette sensation de liberté absolue au sommet du Hohneck… Voyager en itinérance avec son chien, c’est bien plus que marcher : c’est sceller un pacte de complicité au rythme de la nature.

Après un trek inoubliable sur le GRP du Tour de la Vologne, je reviens les chaussures un peu plus usées par les kilomètres, mais le cœur débordant de souvenirs. Entre la rigueur de la préparation pour un chien de berger dynamique, la poésie des paysages vosgiens et la chaleur des rencontres sur le sentier, je vous livre mon retour d’expérience complet sur Pattes de Sakura.

Le tracé du GRP du Tour de la Vologne

1. La préparation : Dessiner l’aventure au cœur des Vosges

Une itinérance sur un GR de Pays (GRP) ne s’improvise pas, surtout avec une race aussi active et intelligente que le Border Collie. Oga a de l’énergie à revendre, mais le GRP du Tour de la Vologne demande de l’endurance et de la vigilance.

L’itinéraire et la réglementation dans les Vosges

Le Tour de la Vologne est une boucle d’environ 150 kilomètres qui serpente entre forêts cathédrales, cascades farouches (comme le superbe Saut des Cuves) et lignes de crêtes.

  • La règle d’or : Bien que ce GRP évite le cœur strict de certaines réserves naturelles intégrales où nos compagnons sont interdits, le Massif des Vosges abrite une faune fragile (notamment le Grand Tétras ou les chamois). Oga est donc restée en laisse ou en longe sur la majeure partie du tracé pour respecter la faune sauvage et les troupeaux de vaches vosgiennes sur les chaumes.

La préparation physique des coussinets

Le sol vosgien sait être doux (mousse, terre), mais les passages rocheux et les éboulis de granit peuvent être très abrasifs.

  • Mon conseil Pattes de Sakura : Trois semaines avant le départ, j’ai appliqué un baume sur les coussinets d’Oga pour bien hydrater sa peau. Un indispensable pour enchaîner les kilomètres sans blessure. Ici, ce n’était pas un trek ultra exigent pour les coussinets, donc pas besoin de tanner sa peau.
Sac à dos de randonnée et son matériel pour un trek
Mon Sac pour 8 jours d’itinérance, avec les affaires d’Oga.

2. Dans le sac de randonnée : Le paquetage pour un Border Collie

Canaliser l’énergie d’un Border Collie en itinérance demande une excellente gestion de sa récupération et de sa nutrition. Le minimalisme est une poésie en soi, mais la sécurité d’Oga passe avant tout.

Pour la randonneusePour Oga (la star de Pattes de Sakura)
Change, toilette…Un tapis pour la nuit
Lyophilisés et encas énergétiquesCroquettes haute performance (+20% de ration pour compenser l’effort)
Gourde filtrante, poche à eau et une gourde isotherme Gamelle pliable et gourde dédiée
Trousse de secours humaineTrousse canine : Tire-tiques (indispensable dans les fougères vosgiennes), bandes auto-adhésives, bottines de protection en cas de coupure sur le granit.

Le conseil d’Oga : Les Border Collies ont un instinct de travail inné. Si vous utilisez un sac de bât, veillez à ce qu’il soit parfaitement ajusté pour ne pas blesser ses épaules lors des sauts au-dessus des troncs d’arbres, et ne dépassez jamais 10 % de son poids. Moi je ne peux pas porter de sac, c’est mon ostéopathe et mon vétérinaire qui me l’ont dit car je suis très fit ! J’ai beau être bien musclée, je n’ai pas une grosse charpente pour me permettre de porter un sac de bat. Donc, n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

3. Sur les sentiers de la Vologne : Notre carnet de voyage et ressentis

Marcher le long de la Vologne, c’est accepter de caler son pas sur le tempo de l’eau. Des tourbières mystiques aux forêts de sapins géants, le paysage vosgien a une âme résolument poétique, presque féerique. Sur un tronçon de chemin, j’avais même l’impression d’être transportée dans un animé Ghibli (pour les fans du Japon, ils comprendront)!!!

J’ai adoré regarder Oga s’émerveiller et analyser chaque recoin du sentier. Les Borders ont ce regard si intense, cette façon de se retourner pour vérifier que la « meute » suit bien. Nous avons traversé des moments de pure magie, comme ce chamois qui à traversé le sentier à 150m juste devant nous où le soleil s’insérant entre les sapins donnant un ton si enchanteur à la forêt. Oga, la truffe au vent, semblait humer les secrets de la montagne vosgienne

Mon chien et moi en randonnée
mon chien admirant la vue depuis le sommet
Pause au sommet

Au total, notre binôme aura parcouru en 8 jours: 165 km, pour 4444m de dénivelé positif et 4505m de dénivelé négatif ! (Je sais c’est un peu plus que ce que l’on devait faire, mais on s’est rajouté une boucle près du Hohneck. Je ne regrette pas, elle en valait le coup, c’est là, que l’on a vu le chamois! Et puis quand on aime, on ne compte pas, il parait! )

Partir seule, randonner ensemble : La magie des rencontres

Si voyager seule avec son chien offre une introspection merveilleuse, c’est aussi une clé magique qui ouvre la porte aux autres. Oga est un véritable aimant à sourires et un formidable brise-glace. Sur le sentier, elle suscite la curiosité, désarme les visages fermés et invite à la conversation.

Au détour d’un chemin, j’ai ainsi partagé un long et beau moment avec un couple de randonneurs. Fascinés par notre complicité et notre organisation, ils m’ont demandé conseil pour leurs prochaines aventures : quel matériel choisir pour un chien, comment j’organise mes sorties, comment gérer le poids du sac… Transmettre cette passion autour d’une pause à l’ombre des sapins a été un vrai bonheur.

Plus loin, le hasard a poussé la poésie encore un peu plus loin. En discutant avec un groupe de copains croisés sur le GRP, amusés par les facéties d’Oga, nous nous sommes rendu compte que nous venions exactement de la même ville ! Le monde est si petit lorsque l’on partage les mêmes sommets. Ces instants suspendus rappellent que l’itinérance est une aventure humaine autant que canine.

4. Mes conseils d’expert après l’effort (Retour d’expérience)

Si je ne devais retenir que trois leçons de ce périple avec Oga, ce seraient celles-ci :

  • Attention à l’eau stagnante : Le Tour de la Vologne regorge de cours d’eau magnifiques, mais attention aux zones de tourbières stagnantes ou aux abords des pâturages. Priorisez l’eau vive et courante pour éviter les parasites.
  • Canaliser sans épuiser : Un Border Collie ne sait pas toujours s’arrêter. Oga aurait pu courir des heures, c’était à moi d’imposer des pauses régulières à l’ombre des grands sapins pour qu’elle s’hydrate et redescende en pression.
  • L’inspection « Fougères & Tiques » : Les forêts vosgiennes sont magnifiques mais denses. Chaque soir au gîte, le rituel consistait à inspecter minutieusement le pelage d’Oga. Un moment de reconnexion et de soin indispensable après une journée de liberté.
randonnée avec mon chien sous la pluie
Sapins et fougères des Vosges
mon chien sur les sentiers de randonnée

Le mot de la fin : Repartir pour mieux se retrouver

Ce GRP du Tour de la Vologne avec Oga aura été une parenthèse hors du temps, une ode à la nature brute, à l’amitié interspécifique et aux connexions humaines inattendues. Pattes de Sakura, c’est cette philosophie : avancer ensemble, avec douceur, respect et poésie, sur les chemins de la vie. Si vous hésitez encore à arpenter les Vosges ou autre en solo avec votre compagnon, préparez vos sacs, chaussez-vous, et laissez-vous guider par la magie des sentiers.

J’espère que ces quelques lignes vous auront aidé à vous lancer dans l’aventure avec votre chien, du moins je vous le souhaite!

Et vous, le voyage avec votre chien vous a-t-il déjà amené à faire de merveilleuses rencontres de passage ?

Racontez-moi vos plus beaux souvenirs en commentaire !

Avec douceur et gratitude, Virginie – Pattes de Sakura

2 commentaires

  • Marilyne

    Wouaou quelle aventure !! Tu dois être ravie et avec un corps en pleine forme. J’espère que les chaleurs n’ont pas été trop pénibles ! En tout cas bravo à toi et merci de si bien le raconter, on a envie d’y être 🙂 vivement que tu nous racontes les prochaines randos!plein de gros bisous, Marilyne

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *