Le Chat au Japon

Au pays du soleil levant, les chats occupent une place particulière dans la culture et l’imaginaire collectif. Ils sont souvent considérés comme des animaux porte-bonheur, mystérieux et parfois même sacrés.
L’un des symboles les plus célèbres est le « maneki-neko« , le chat qui invite. On le voit fréquemment à l’entrée des boutiques et des maisons. Avec sa patte levée, il est censé attirer la fortune, la prospérité ou la réussite, selon celle qu’il lève. Ce petit talisman n’est pas seulement décoratif. Il reflète une croyance populaire profondément ancrée, selon laquelle les chats ont le pouvoir d’apporter chance et protection.
Dans la tradition japonaise, les chats possèdent aussi une aura magique. Le « Bakeneko » et le « Nekomata » sont des créatures légendaires issues du folklore. Ce sont des chats capables de parler, de se transformer, d’influencer les humains ou même de hanter les maisons. Ces récits montrent à la fois la fascination et la crainte que les Japonais avaient pour leur intelligence et leur indépendance.
Aujourd’hui encore, les chats sont omniprésents dans la culture contemporaine. On les retrouve dans les mangas, les dessins animés et les mascottes, comme Hello Kitty, devenue un symbole mondial de douceur et de mignonnerie (かわいい – kawaii). Les Neko cafés* (oui pour rappel Neko signifie chat en japonais) sont particulièrement populaires et témoignent du besoin de calme et de réconfort dans la vie urbaine.
*Neko café: Bar à chats. Endroit où l’on peut boire un thé tout en caressant des chats.
Pour beaucoup de Japonais, le chat est donc plus qu’un simple animal de compagnie: il représente un être élégant, mystérieux, protecteur, porteur de bonheur et de tendresse. Sa présence s’inscrit à la fois dans la modernité et dans des croyances anciennes, ce qui lui confère une place unique dans la culture japonaise.

Quelques chiffres:
D’après les estimations les plus récentes de la Japan Pet Food Association, il y a environ 9 millions de chats domestiques au Japon. Ce chiffre augmente d’année en année, contrairement au nombre de chiens. En effet, celui-ci diminue, environ 7 millions aujourd’hui.
Beaucoup de Japonais vivent dans de petits appartements et ont de grosses journées de travail, les chats sont donc privilégiés, car il nécessite moins de sorties.
A ces chats domestiques s’ajoutent aussi de nombreux chats errants. On peut les apercevoir, tout particulièrement, dans certains villages ou îles devenues célèbres comme Tashiro-jima ou Aoshima, parfois surnommées « les îles aux chats », où les félins sont plus nombreux que les humains.